Frederico Tozzi, « Les Bêtes »
octobre 2, 2012 Laisser un commentaire
POÉSIE
Des histoires naïves et tragiques, un article de MARIE ÉTIENNE
On entre doucement, presque avec distraction, dans les soixante-neuf courtes proses de Federigo Tozzi (1883-1920). On comprend vite qu’elles ne sont pas liées par un fil narratif mais plutôt par le lieu, la campagne siennoise, et la présence, dans chacune d’elles, d’un animal.
FEDERIGO TOZZI LES BÊTES
trad. de l’italien par Philippe Di Meo José Corti, coll. « Biophilia », 112 p., 16 €
Celui qui ouvre et qui ferme le livre, comme le note Philippe Di Meo, le traducteur-poète, dans sa postface, est l’alouette, à laquelle s’adresse Tozzi dans le tout premier texte (« qui tremble, tes ailes ou mon cœur ? ») et dans le tout dernier (« Alouette, prends mon âme ! »).
On peut imaginer, lisant les premières pages, qu’on va avoir affaire à un texte élégiaque sur la nature et sur les bêtes : le narrateur laisse la vie à un ver qu’il déniche dans une vieille planche, à un escargot sous un robinet, il suit des yeux avec tendresse un sale petit cabot bâtard ou un rouge-gorge qui joue avec ses ailes. L’inquiétude s’insinue peu à peu, bien qu’on ne se méfie pas tout à fait encore, quand on lit le portrait de l’épouse charcutière, « pâle, avec un cou si gonflé qu’il me faisait penser à celui d’une cane au jabot bien rempli » ; ou le portrait d’un cordonnier qui « au bout de sa jambe de bois… fait sauter sa pie déplumée, crasseuse et immanquablement ruisselante, parce qu’elle se faufile dans la bassine où il met son cuir à tremper ». Lire la suite
Cendres et diamants, un article de Odile Hunoult
L’évolution créatrice, un article de GÉRARD NOIRET

Marc Delouze vient de publier à La Passe du Vent 14975 jours entre « Poésies en phase terminale (2011) » et « Souvenirs de la Maison des Mots (1971 »).
Youcef Sebti est né en 1943 à Boudious. Etudes d’Agronomie et de Sociologie rurale. Auteur d’un recueil de poésie L’enfer ou la folie publié en 1981 à la SNED et réédité en 2003 aux éditions Bouchène. Il a été assassiné dans la nuit du 27 au 28 décembre 1993, égorgé par des extrémistes islamistes.
Lanskine : voix poétiques, un article de SOPHIE EHRSAM
Nicolas Pesquès est poète (il a publié une vingtaine de livres), traducteur (de Cole Swensen, avec Maïtreyi), auteur d’essais sur l’art (Gilles Aillaud, Pierre Buraglio, Anne Deguelle, Jan Voss et Aurélie Nemours). Son activité poétique s’apparente d’ailleurs à celle d’un peintre, puisque, depuis plus de trente ans, il écrit sur le motif de la face nord de Juliau, une colline du pays ardéchois qui lui est familière depuis l’enfance.
PASCALE PETIT – Remarquée par des lecteurs aussi pointus qu’Henri Deluy qui l’a par deux fois publiée et l’a invitée au comité de rédaction d’Action Poétique, ou François Bon qui l’a accueillie dans la collection qu’il a dirigée au Seuil, elle est l’auteur de textes au statut très différents mais qui tous cherchent à montrer une réalité décalée, P.P. (1969) a signé en 2011 un texte qui est un véritable ovni :