Poésie! – Événement du 1er au 15 mars 2012

La Fédération européenne des maisons de poésie, MaiPo, vous invite à la 25édition de La Semaine de la poésie, qui a lieu du 3 au 10 mars. Cette semaine, dont plusieurs rendezvous seront consacrés à la thématique de l’enfance, réunira une vingtaine de poètes contemporains dont Ariane Dreyfus, Florence Pazzottu ou JeanBaptiste Para. IUFM d’Auvergne, 36, av. JeanJaurès, 63400 Chamalière. Tél. : 04.73.31.72.87.

… La librairie Le comptoir des mots propose le 8 mars à 20 h une rencontre avec la poète syrienne Maram alMasrià l’occasion de la sortie de La Robe froissée aux éditions Bruno Doucey et en présence de Jack Küpfer. Librairie Le comptoir des mots, 239, rue des Pyrénées, 75020 Paris. Tél. : 01.47.97.65.40.

… Dans le cadre de son rendezvous Figures d’humanité, la Maison de la Poésie organise le 10 mars à 16 h une conférence donnée par Jacques Darras : « Réflexions sur un silex taillé. La poésie et le temps ». Maison de la Poésie, passage Molière, 157, rue SaintMartin, 75003 Paris. Tél. : 01.44.54.53.00.

… Les 10 et 11 mars, l’association Les Amis des Printemps Poétiques organise la quatrième édition du Salon des livres de poésie et de ceux qui les font, sur le thème de l’enfance, à La SuzesurSarthe. Le public pourra y rencontrer poètes, éditeurs et professionnels du livre artisanal. Salle des fêtes, 72210 La SuzesurSarthe. Tél. : 02.43.88.52.85.

… L’association Les Parvis PoétiquesMarc Delouze organise, le 11 mars à partir de 15 h 30, une rencontre « Poésie : enfance (tête) de l’Art », mêlant lectures, chant et musique, en compagnie notamment de Etel Adnan, Dominique Cagnard ou Blandine Scelles. Grand Parquet, 20 bis, rue du Département, 75018 Paris. Tél. : 01.42.54.48.70.

… Le laboratoire Textes et Cultures de l’Université d’Artois organise à Arras les 15 et 16 mars, un colloque « Pierre Jean Jouve : Vivre et écrire l’entredeux ». Entre roman et poésie, religion et psychanalyse, les écrits de Pierre Jean Jouve, né à Arras, continuent à questionner les lecteurs et à leur apparaître dans toute leur étrangeté novatrice. Textes et Cultures, Maison de la Recherche, 9, rue du Temple, 62030 Arras. Tél. : 03.21.60.37.00.

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Anthologie de Poésie – Marie Étienne, Gérard Noiret (1/8) : Malek Alloula

Malek Alloula est né à Oran. Etabli à Paris depuis 1968, il a travaillé longtemps chez un grand éditeur parisien. Bien qu’il ait surtout publié de la poésie, c’est aussi, dans la vie, parfois aussi sur le papier, un conteur hors pair de la vie quotidienne en Algérie et en France, un passeur de mémoires, de cultures…

Marie Etienne Lire la suite

Anthologie de Poésie – Marie Étienne, Gérard Noiret (2/8) : Francis Combe

Fondateur des éditions Le temps des cerises (E. Cardenal, JB Clément, H. Heine, Carl Sandburg…), aujourd’hui Directeur de la Biennale de Poésie du Val de Marne où il vient de proposer une réflexion sur la question de l’événement, Francis Combes (1953) est l’auteur d’une quinzaine de livres de poèmes.  Il explore depuis toujours des genres –   la poésie didactique, la poésie politique -, qui ont mauvaise presse en France. Son dernier livre L’Aubépine( Le préau des collines)  relève… de sa veine souriante. Une veine où  sa générosité, son sens de la provocation calme aiguisé par sa lecture de Brecht, sa prise au sérieux du quotidien  savent utiliser l’histoire littéraire pour combattre les manière d’écrire dominantes. Ici, transgressant la transgression, prolongeant L’ordinaire amour de Gabriel Cousin, Francis Combes chante dans des sonnets décomposés en distiques « la compagne réelle, égale et différente ».

Gérard Noiret

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Revues de poésie


Neige d’août
– Revue de littérature et d’Extrême Orient n°19 (automne 2011, 12 €)

Cette revue est dirigée par Camille Loivier, traductrice de livres chinois et japonais, voyageuse et poétesse. Créée en 1999, elle allie la beauté de la présentation (beau papier, superbes et étranges photographies) à la publication rarement conjointe d’auteurs français et extrêmes orientaux. Une revue à (re)découvrir et à suivre.

Ce qui secret n°2 (janvier 2012, 2 cds, 4 livrets, 2 posters – Format : 18,5 cm x 18,5 cm., 20 €)

Cette revue atypique, dont chaque numéro est le fruit d’un travail de plusieurs années passées à collecter et sélectionner des textes d’artistes et auteurs parfois inconnus autours du thème « maintenant le oui ». Elle se joue des supports et du temps pour proposer une création en écho, ou chaque participant sollicité répond à la création du précédant. Un laboratoire poétique donc, qui se découvre sur internet aussi bien qu’en parcourant un objet au format étonnant qui multiplie les typographies et mises en page audacieuses. Lire la suite

Poésie ! – « La Quinzaine des libraires » n°8 – lundi 11 juillet 2011

Poésie !


La Quinzaine littéraire en partenariat avec 1001libraires.com présente la 8ème édition de l’émission littéraire « La Quinzaine des libraires ».

Numéro spécial poésie

Lors de cette émission, Hugo Pradelle, accompagné de Marie Étienne (collaboratrice et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire), Gérard Noiret (collaborateur et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire) et Nicolas Jalageas (Librairie Les Cahiers de Colette), nous ont proposé un parcours dans la production poétique récente.

Au sommaire :

– Jean-Paul Michel, Je ne voudrais rien qui mente dans un livre, Flammarion ;

Partie 1/2

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Paul Louis Rossi, « Vies d’Albrecht Altdorfer, peintre mystérieux du Danube »

L’art de l’Histoire, par Odile Hunoult (paru dans la QL n°1004)

En 1529 Albrecht Altdorfer (1) peint la Bataille d’Alexandre à Issos, considérée comme son œuvre maîtresse, que l’Alexandre des temps modernes, Napoléon, se sentant peut-être concerné, rapporte à Saint-Cloud en prise de guerre. Une reproduction figure en exergue des Vies d’Albrecht Altdorfer. On ne distingue qu’une masse emportée dans un tourbillon rouge et or sous le ciel d’orage, bleu et noir — il faut une loupe pour voir Alexandre sur Bucéphale à la poursuite de Darius dans la foule qui s’entretue.

Paul Louis Rossi, Vies d’Albrecht Altdorfer, peintre mystérieux du Danube, Bayard

En fait, le sujet du livre n’est pas Altdorfer, mais son œuvre, baroque, violente, mystérieuse. Et non pas éclaircir mais entrer dans son mystère,  » l’histoire tragique du passage d’un siècle à l’autre « , et  » passer au-delà de l’écran des apparences pour découvrir cette histoire, non telle qu’elle se récite dans les manuels et les oraisons, mais comme une chronique secrète enfouie à l’ombre des faits prestigieux, des batailles célèbres et des couronnements, comme le tissu silencieux des jours caché par l’illusion de la représentation… « .

Au seuil du livre, huit peintures d’Altdorfer frappent les trois coups, et il n’est pas inutile en liminaire de les  » lire  » attentivement. De toutes les façons on sera amené à s’y reporter (ainsi qu’à beaucoup d’autres œuvres non reproduites) même s’il y a un envoûtement de la peinture racontée. Rossi aime ce rôle de passeur de la peinture par les mots (2).  » L’illusion de la représentation  » redoublée par l’illusion de la description se fait désillusion, le regard interposé opère par ricochet le dessillement. Lire la suite

PAUL LOUIS ROSSI, LES CHEMINS DE RADEGONDE

POÉSIE

La Mare au Diable, par Odile Hunoult (paru dans la QL n°1041)

Il ne fallait pas moins que le cri de la fée se jetant dans la Vonne à Lusignan pour attirer Paul Louis Rossi à senestre du « canonique parallèle des Sables d’Olonne ». À l’est de Noirmoutier et de Grand-lieu, « le lac invisible » de sa mythologie. À l’est de Beauvoir sur Mer où vivait et travaillait le peintre Gaston Planet. 

PAUL LOUIS ROSSI, LES CHEMINS DE RADEGONDE, Tarabuste, 140 p., 15 euros

Avec Gaston Planet, Paul Louis Rossi accomplit le périple initial, leVoyage d’hiver : une errance de troubadour, en quelque sorte, attiré vers un Orient lui aussi mythique jusqu’à « la Montagne » près de La Tour d’Auvergne, pour suivre la trace d’une femme rousse, avatar de Mélusine, ici renommée Guenièvre. Durable ensorcellement.

Planet tient le rôle du compagnon, et, en tant qu’Auvergnat, aussi du stalker. Par sa disparition en 1981, le Voyage d’hiver acquiert un statut de légende. Les autres expéditions qui suivent et forment la matière du livre sont la réactivation des traces laissées par le compagnon, les muses (fées ou reines), la terre elle-même : cette « Marche » où la langue hésite entre oc et oïl, le sol entre granite et calcaire, l’histoire entre les troubadours et les guerriers. L’incipit, quasi calqué sur celui de L’Astrée, place d’ailleurs le livre entre la fable et la géographie. « Il existe au sud de la Loire une contrée prestigieuse… » – circulairement délimitée par Poitiers, Limoges et Châtellerault, fendue par les gorges de la Creuse. George Sand l’a parcourue avec son dernier amant, Alexandre Manceau, qui lui offrit une petite maison à Gargilesse entre Argenton et Crozant. Nohant n’est qu’à cinquante kilomètres. Le voyageur Rossi qui revient sur ses pas et tourne autour des mêmes lieux n’est pas sans évoquer les sortilèges de la Mare au Diable.  Lire la suite