Revues de poésie


Neige d’août
– Revue de littérature et d’Extrême Orient n°19 (automne 2011, 12 €)

Cette revue est dirigée par Camille Loivier, traductrice de livres chinois et japonais, voyageuse et poétesse. Créée en 1999, elle allie la beauté de la présentation (beau papier, superbes et étranges photographies) à la publication rarement conjointe d’auteurs français et extrêmes orientaux. Une revue à (re)découvrir et à suivre.

Ce qui secret n°2 (janvier 2012, 2 cds, 4 livrets, 2 posters – Format : 18,5 cm x 18,5 cm., 20 €)

Cette revue atypique, dont chaque numéro est le fruit d’un travail de plusieurs années passées à collecter et sélectionner des textes d’artistes et auteurs parfois inconnus autours du thème « maintenant le oui ». Elle se joue des supports et du temps pour proposer une création en écho, ou chaque participant sollicité répond à la création du précédant. Un laboratoire poétique donc, qui se découvre sur internet aussi bien qu’en parcourant un objet au format étonnant qui multiplie les typographies et mises en page audacieuses.


Poésie/première n° 51 (novembre 2011/ février 2012 – 110 p., 12 €)

« Humour et poésie d’aujourd’hui » est le dossier établi par Guy Chaty et  Jean-Paul Giraux qui occupe quasiment la totalité du dernier numéro de Poésie/première. Ce panorama divertissant de l’appropriation de l’humour par les poètes s’articule autour d’articles éclairant, notamment de Jean Orizet (L’humour des poètes ou de l’insolence à l’espérance) ou Guy Chaty (Le calembour à l’insu ou non du plein gré) et de textes des poètes contemporain, dont certain sont inédit, qui use de ce ressort.

 


Peut-être
n°3 (2012, 332 p., 25 €)

Cette jeune, mais très sérieuse, revue poétique et philosophique, fruit du travail des Amis de l’Œuvre de Claude Vigée, annonce une ouverture du possible. Autour d’une très riche iconographie présentant notamment les travaux de Ruth Adler et Alfred Dott, sont réunis une quantité de collaborateurs, poètes, traducteurs, artistes, philosophes. Les entretiens, textes de l’auteur, de collaborateur, poèmes, témoignages qui en résultent, rendent hommage et poursuivent l’œuvre du poète Claude Vigée et, selon sa propre expression de la « connaissance par joui-dire ».

Peut-être n° 2 (2011, 25 €). – Ce numéro de la Revue de l’Association des Amis de l’Œuvre de Claude Vigée réunit quelques pages inédites de ses essais ; un entretien ; des articles critiques. Suit un dossier sur le thème du visage et présenté par Anne Mounic. Les différentes contributions font du visage le lieu d’une relation de sujet à sujet, et de sujet à objet. Ensemble de poèmes, dont « nous vivons par tous nos visages », de Meschonnic. Enfin, nombreuses et très belles illustrations : gravures de Devorah Boxer ; photographies d’Alferd Dott ; monotypes de Guy Braun.

Action Poétique n° 204 (juin 2011, 13,50 €). – Sous-titré « Révolutions », ce numéro s’ouvre sur le « Poème de la Havane » de Bernard Noël, où sont évoquées « toutes ces langues dont [on] n’entend rien » mais où « la pensée s’anime / parle prend forme devient » : une introduction efficace aux poètes d’ailleurs que la revue offre à lire – poètes de Tunisie et d’Égypte, qui revisitent les révolutions arabes ; poètes enfin du Brésil, représentants de « forces nouvelles ». Suivent les voix d’Édith Azam, Patrick Beurard-Valdoye, Christophe Lamiot Enos, Yves di Manno et Patrick Varetz.

Phœnix n° 4 (automne 2011, 75 p., 16 €).

Accordant sa plus grande part à la poésie, française comme étrangère, la revue Phœnix se donne pour ambition de servir la littérature vivante sans exclusivité. Ce quatrième numéro, « spécial », déroge à l’organisation des précédents en invitant seul un poète. Entièrement consacrée au lauréat du prix LéonGrabrielGros, Phœnix offre donc à lire l’œuvre de Lionel JungAllégret, premier lauréat, en 2011, pour son recueil Écorce, qui se trouve ici publié. Pas tout à fait celui d’une revue donc, ce numéro est l’occasion de découvrir un texte « caractérisé par un lyrisme épuré et universel ». 

Phœnix n° 3 (juillet 2011, 16 €). – Un dossier consacré au poète Bernard Mazo, réunissant des études de Jacques Ancet, Lionel Ray, Max Alhau, Abdelmajid Kaouah, Jacques Lovichi, Jean Orizet. Poèmes inédits de Bernard Mazo, d’un recueil à paraître, Dans l’insomnie de la mémoire. La voix de Bernard Mazo, qu’il dit « faite du bruissement de toutes les autres », côtoie dans ce numéro celle, entre autres, de Billy Childish dont les poèmes, dit-il, « font le beau / comme des loups apprivoisés ».

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